CHAPITRE TROISIEME
Les flammes grandissaient et réduisaient en cendre le château. Améthyste regardait cette scène et versa des larmes si pures, qu'elles pouvaient toucher n'importe qui. Même un homme dépourvu de sentiments. Ses yeux verts étaient si envoûtants et si purs comme les larmes qu'elle versait. Le cheval noir galopa comme le vent sur le long du chemin granuleux. Les deux filles n'avaient plus trop peur, elles étaient tristes mais devaient se reprendre rapidement car des dangers les attendent. Améthyste sécha ses larmes et regarda devant elle et trouva deux directions. Une sur un sentier, l'autre par un terrain difficile d'accès.
#- Ne passons pas par la route, continuons par cette voix ! -#Dit Maïllan d'une voix calme. Des deux Maïllan était la plus vaillante, la plus sage et la plus réfléchie mais Améthyste était la plus jolie, la plus courageuse mais aussi la plus autoritaire. Donc elles montèrent grâce au cheval sur ce sentier quasiment impraticable. Elles continuèrent jusqu'a voir une torche allumée. Le général ! L'homme qu'elles devaient à tout prix retrouver. Elles descendirent du cheval mais Maïllan resta sur ses gardes, c'est vrai qu'il y a de la lumière mais qui dit que c'est vraiment le Général ? Alors elle chuchota.
#- Chut ! C'est sans doute un piège ! -#Effectivement car pendant qu'elles étaient sur le sentier, les hommes au service des ténèbres apparurent, ils rigolaient. Elles attachèrent le cheval loin dans les fourrées puis se cachèrent sans faire le moindre bruit. Améthyste regarda avec haine ces personnes qui n'étaient pas des personnes mais des monstres ! Eux qui avaient tués le roi, elle ne pouvait pas rester là sans rien faire. Maïllan lui chuchota.
#- Bon, il y a trois gardes, je me charge du plus éloigné, toi charge toi du plus près ! -#L'archère marcha rapidement et sans bruit. Se positionna assez loin pour ne pas éveiller de soupçons ou un regard qui pourrait révéler sa présence. Elle attrapa une flèche et la positionna sur son arc. Elle repéra le garde et tira sa première flèche. FIOU ! Elle atterrit dans le crâne du soldat. Il tomba au sol. Améthyste commença à ricaner doucement puis bondit de son buisson pour se battre contre l'autre soldat qui ne s'était pas rendu compte de la mort de son partenaire. Elle lui trancha la tête violemment. Le corps tomba au sol. Tout-à-coup un cavalier maléfique sortit de nulle part et se dirigea vers Améthyste. Elle trancha une patte du cheval tandis Maïllan s'occupait de viser le soldat mais elle rangea son arc car elle avait une idée. L'archère courut, sortit une flèche et la lança à main nue, cette flèche avait été lancée d'une telle force qu'elle atterrit en pleins c½ur du cavalier qui tomba à terre. C'est ensuite qu'Améthyste bondit sur lui, le regarda et enleva son masque, il avait une tête de monstre, quelle horreur ! Il avait des yeux très perçants, très mauvais et ses dents étaient difformes. Son visage n'était pas humain, on aurait dit une sorte de poulpe avec des dents difformes.
#- Parle ! Que se passe-t-il ? -#Il ricana
#- Vous êtes foutus ! Foutus, foutus et foutus !-#
Améthyste retira brusquement la flèche, la créature laissa sortir un gémissement, puis elle sortit son épée et l'approcha de la gorge du cavalier. Celui-ci répliqua.
#- Que... vas tu faire ? Je ne vais pas tarder à mourir à cause de la flèche. -#
#- Te torturer évidemment ! -#La chose ria un instant mais d'un seul coup, elle planta son arme dans l'épaule du bonhomme. Il laissa échapper un cri étouffé. Elle ricana et ses yeux remplis de haine étaient près à "jouer". Ensuite, elle le retira d'un coup.
#- Alors, parle ! -#
#- Vous êtes foutus, votre petite armée sera réduite à néant dans deux jours. -#Améthyste le regarda puis l'égorgea rapidement mais lentement, le laissant souffrir, laissant le sang se répandre sur le corps. Ce sang qu'elle lécha doucement. Elle se releva. Maïllan la regarda, horrifiée de ce qu'elle venait de voir. Horrifiée de la voir dans un tel état, de la voir aussi haineuse. Elle s'approcha de son amie, posa sa main sur son épaule pour la rassurer et lui dit sur un ton réconfortant.
#- Aller, calme toi, s'acharner sur eux te rendra haineuse et ne servira à rien. Cela n'enlèvera pas ta douleur, elle la calmera un instant mais elle reprendra. -#
#- Tu as raison, je garde ma haine pour le combat ! -#Maïllan sourit doucement pour affirmer ce qu'elle venait de dire. Garder ses forces pour terrasser ses ennemis est plus intelligent. Elle lui tendit la main pour que son amie la saisisse et c'est ce qu'elle fit alors Maïllan tira doucement pour la relever. Améthyste serra dans ses bras sa partenaire et dit sur un ton motivé.
#- Allons-y, allons retrouver le Général ! -#Elles allèrent chercher le cheval et montèrent dessus. Il galopa et continua sa route qui était plus étroite et plus rocailleuse. Les deux amies étaient convaincues qu'elles allaient rejoindre le Général, rester en vie et anéantir tout ennemi. Leurs visages étaient déterminés. Le cheval continua de galoper mais un ou plutôt des obstacles étaient sur leur route. En effet, cinq soldats étaient au bout du chemin, Maïllan sortit son arc, une flèche et laissa partir une première flèche qui atterrit dans le crane d'un soldat. Il tomba à terre. Puis Améthyste sortit son épée et la lança sur un autre. Elle descendit du cheval et couru pour récupérer son arme. Alors un soldat se jeta sur elle, bloquée par celui-ci qui sortit un petit poignard, elle ne savait quoi faire. Tout-à-coup, une flèche, FIOU, transperça le c½ur du monstre. C'était les flèches de son amie, elle lui devait la vie. Améthyste se dégagea et essaya de retira la flèche brutalement. Elle se releva et observa la scène, il en restait deux.
#- Je n'ai plus de flèches !! -#Maïllan paniqua, elle ne savait quoi faire. Et puis les deux monstres essayaient de la coincer en lui courant après. Que fallait-il faire ? En plus elle était plus loin que son amie. PFIOU, une flèche tua un soldat. Alors Améthyste saisit cette chance, courue le plus vite possible et planta son glaive violemment dans le ventre du dernier soldat. Elles observèrent à présent les alentours, d'où venait cette flèche ? Qui l'avait lancée.
#- Vous avez de la chance ! -# ricana la voix
#- Je viens de vous sauver la vie... -##- Montrez-vous ! -# crièrent les deux filles.
Une ombre sauta d'un arbre, une ombre masculine. Elle se révéla et nous montra un garçon blond avec des yeux verts émeraude. Un garçon superbe direz-vous ! Maïllan le regarda attentivement tandis que son amie sortit son glaive.
#- Je suis le fils du Général, mon nom est Zickel. Venez Princesse, je vais vous conduire à mon père, le Général. -#
#- Comment savez-vous qui je suis ? -# demanda, méfiante, Améthyste.
#- Le Général à dû l'informer comme quoi, si il trouvait deux jeunes filles, il devait savoir que l'une des deux était la princesse. Alors, il se devait de nous amener à lui. -# expliqua Maïllan.
#- C'est exact. Bravo, quelle déduction ! -#
#- C'n'était pas compliquer à savoir non plus ! -# rigola Maïllan.
Ils rigolèrent puis les deux jeunes filles montèrent sur le cheval et suivirent le garçon. Étaient-elles encore loin ? Elles n'en savaient rien, elles ne savaient pas si elles devaient lui faire confiance mais elles couraient le risque. Cela pouvait être un imposteur. Elles le suivirent